250e Mozart

Mozart et la franc-maçonnerie :
une fête musicale et amicale les 16 et 17 septembre 2006 à Porrentruy

Une organisation professionnelle et des artistes de haute volée

L’année Mozart

L’année enchantée, la fascination Mozart : un torrent de festivités, un déluge de notes, l’occasion de nous immerger dans les compositions du musicien par excellence, celui dont chacun connaît l’appartenance et le nom. Et l’œuvre ?
Cette année année aura été profitable pour stimuler notre curiosité et découvrir ainsi les facettes moins connues de sa musique. En se plongeant dans le répertoire de l’artiste éternel, celui qui insuffle le goût de vivre, celui qui déplace les foules : plus de 600 œuvres réparties en symphonies, concertos, sérénades et divertimenti, musique de chambre, ensembles à cordes, musique pour clavier, musique sacrée, airs de concert et chansons, opéras.


Piano à St-Ursanne, Festival international de piano : « Autour de Mozart »

Du 3 au 10 août 2006, Piano à St-Ursanne, Festival international de piano, a fêté également le 250e anniversaire de la naissance de Mozart. Le Festival s'est étendu sur une semaine (14 concerts) et a proposé entre autres de découvrir l’intégrale des dix-huit sonates pour piano de Mozart. Samedi 5 août, avec l’orchestre du Festival, une soirée toute entière, « La Nuit du Concerto », a entraîné les mélomanes dans la féerie mozartienne jusque tard dans la nuit. Une programmation foisonnante en compagnie de Mozart et d’autres compositeurs. Dans ce cadre, le lundi 7 août, une conférence a également été donnée par Michel Würtz.

Dès 1774, Mozart se consacre au genre de la sonate pour piano. Au nombre de dix-huit, elles sont destinées à séduire un public toujours en recherche de vélocité et de musicalité. Ces pièces presque exclusivement composées dans les tonalités majeures rayonnantes recèlent des pages où le compositeur se retrouve lui-même dans ses doutes d’ex-jeune prodige en butte à une société qui le rejette avec autant de force qu’elle l’a jadis adulé. Mozart, il faut s’en souvenir, écrit alors pour un instrument nouveau, à son époque en plein essor. Outre les dix-huit sonates pour piano, les cinq sonates pour piano à quatre mains et les deux sonates pour deux pianos que Mozart nous a laissées, nous possédons encore de lui d’innombrables pièces pour piano.
La composition des concertos jalonne toute la carrière de Mozart : vingt-sept oeuvres au total qui témoignent de l’évolution du langage mozartien. Mozart conçoit progressivement l’orchestre comme une riche palette de voix individuelles plutôt que comme un ensemble de blocs instrumentaux. Par nécessité, le jeu de couleurs orchestrales se voit alors bien plus développé qu’il ne l’est dans la symphonie. Mozart a trouvé dans ce genre musical une forme d’expression idéale. Ses compositions renferment une série ininterrompue de pages majeures.
A St-Ursanne également, les 16, 17, 23 et 24 septembre, l’opéra Der Schwarze Mozart du compositeur Andreas Pflüger.

Mozart
Je mets ensemble les notes qui s’aiment.

W.A. Mozart


Mozart et la franc-maçonnerie

Wolfgang fut admis parmi les francs-maçons le 14 décembre 1784. Sa loge viennoise se nommait A la Bienfaisance. Il fut un maçon fervent et dévoué. Mozart, parmi les musiciens, n’eut presque pas d’ami, ou du moins pas un seul ami intime. L’amitié véritable, celle qui épanouit pleinement ceux qui la trouvent en partage, la connut-il ? Comme il s’était fermé, sans haine, au monde, il chercha aussi des yeux, toute sa vie durant, l’ami avec qui partager ce qu’il avait de plus intime. Plus fortement l’idéal humain l’illuminait, plus s’éveillait en lui la nécessité de mettre en pratique la règle de la fraternité universelle.
Il faudra à Mozart, dans ses œuvres maçonniques, remettre sans cesse sur le métier le thème de la fraternité universelle, comme l’atteste la sublime Petite Cantate maçonnique KV 623, œuvre dédiée à la grandeur de son Ordre. La franc-maçonnerie fut pour Mozart une source de partage, d’inspiration et de réconfort.

L’entrée en Maçonnerie de W.A. Mozart fut, on le sait, relativement tardive. Mais dès sa tendre enfance, il eut l’occasion de fréquenter de nombreux francs-maçons et de prendre connaissance de textes littéraires maçonniques qu'il mit parfois en musique. Le plus illustre, et sans doute le premier des francs-maçons de la société viennoise, fut probablement Anton Mesmer. Sur la demande du docteur, le jeune compositeur mit en musique une traduction du livret de Favart : Bastien et Bastienne, parodie du Devin du Village de J.-J. Rousseau.
En 1768, pour remercier un autre médecin, le docteur Wolf, d’Olmütz, qui l’avait soigné pour un début de variole, il mit en musique un petit poème An die Freude (A la Joie) pour chant avec accompagnement de clavecin. Il est relevé que ce poème est indiscutablement inspiré de sentiments courants d’espérance métaphysique dans les loges.
A seize ans, en 1772, ce n’est plus seulement un poème d’inspiration maçonnique, mais un véritable texte rituel : O heiliges Band der Freundschaft treuer Brüder, KV 148 (O sainte union des Frères) pour chant et piano qu’il met en musique. Le texte figure en première page des Freymaurer Lieder mit Melodien parus à Berlin en 1771, date de la préface et sous-titrés Lobgesang auf die feierliche Johannisloge. Il s’agit d’un hymne que les frères entonnaient à la fin de toute tenue maçonnique, cérémonie bien connue de la « Chaîne d’Union ».
L’année suivante, 1773, sollicité par le baron T. Ph. Gebler, il composera la musique de scène de son drame Thamos, Koenig in Aegypten.

Le 14 décembre 1784, Mozart est admis à subir les épreuves symboliques de l’initiation à la loge viennoise Zur Wohltätigkeit. La cérémonie fit sur lui une impression profonde. L’usage veut que les nouveaux apprentis soient autorisés à s’exprimer en loge pour donner leurs impressions d’initiation. On ne sait si Mozart communiquera oralement ses sentiments à ses Frères, mais il les leur fit connaître par le truchement d’une composition : le quatuor Les Dissonances, KV 465.
Mozart a été promu au grade de compagnon trois mois après son initiation et son élévation au troisième grade eut lieu le 22 avril 1785. Notre nouveau Maître s’illustra quelques mois plus tard avec ce qu’on considère comme son chef-d’œuvre maçonnique, la célèbre Maurerische Trauermusik, KV 477.

Bien d’autres compositions maçonniques furent créées telles que Lasst mit geschlungen Händen, KV 623a (Unissons nos mains), pour chœur à deux voix d’hommes lors de la Chaîne d’union qui curieusement devint l’hymne autrichien. La légende veut que, le 18 novembre 1791, Mozart ait chanté la partie de ténor de ce « cantique » maçonnique avec ses Frères de loge au cours de la Tenue. Il devait mourir trois semaines plus tard.


Une fête musicale et amicale les 16 et 17 septembre 2006 à Porrentruy

Les 16 et 17 septembre 2006 à Porrentruy, la loge La Tolérance a proposé deux jours de rencontres musicales et amicales, pour célébrer, à sa manière, le génie mozartien.

Le samedi 16 septembre :
  • 14 h 00 : Visite guidée de la ville de Porrentruy
  • 15 h 30 : Accueil au Collège Thurmann
  • 16 h 00 : Piano et voix en écho sur un texte de Roland Husson
  • 17 h 30 : Plusieurs visages de Wolfgang Amadeus Mozart, conférence de Michel Würtz.
  • 18 h 30 : Apéritif
  • dès 19 h : Concert de Gala avec la participation de Christiane Baume-Sanglard, piano, Tanja Muller et Yves Charpentier, flûte
  • 20 h 30 : Cocktail et buffet.

Le dimanche 17 septembre, à la loge, rue du Gravier 20, à Porrentruy :
  • Dès 10 h : Accueil
  • 10 h 30 : Tenue Blanche avec intermèdes musicaux
  • 12 h 00 : Apéritif et déjeûner sur place.

____________________________________________________

Quelques images de la partie publique du 16 septembre :


Michel Wurtz.jpg
M. Wurtz pour sa conférence "Plusieurs visages de Mozart"

François Perrot.jpg
François Perrot, Trompette Professionnelle,
musicien de l'Orchestre de Chambre de Neuchâtel,
très engagé pour le Giron de nos Loges jurassiennes.
Son fils Nils, terminant ses études au Conservatoire de Lausanne,
l’a accompagné dans toutes ses prestations lors de ces journées à Porrentruy.

Daniel Fridelance.jpg
Le Président de la Loge la Tolérance devant un auditoire attentif


Charpentier-Muller.jpg
T. Muller et Y. Charpentier, Flûte

Applaus.jpg
Les interprètes, sous les applaudissements

Apéritif.jpg
Le buffet-cocktail

____________________________________________________

.